International audience
We critically review three sub-Saharan curricula (Burkina Faso, Mali, Niger) to show that teaching African languages is more of a foreign-language type than a first-language education. This is visible in the way that teaching is strictly communicative, even though students are supposed to speak L1 already, and it does not make room for metalinguistic teachings that would be useful to then address French, which works very differently from the L1. The consequence is that bilingual systems juxtapose the teachings of both languages without weaving links between them. The second part suggests a few solutions based on some theoretical elements and on an example from Senegal.
Nous procédons à un examen critique de trois curricula subsahariens (Burkina Faso, Mali, Niger) pour montrer que l’enseignement des langues africaines relève plus d’un enseignement de type langue étrangère que d’un enseignement de langue première. Cela est visible à la manière dont l’enseignement est strictement communicatif, alors même que les élèves sont censés déjà parler la L1, mais qu’il ne fait pas place à des enseignements métalinguistiques qui seraient pourtant utiles pour aborder ensuite le français, qui fonctionne très différemment de la L1. La conséquence est que les systèmes bilingues juxtaposent les enseignements des deux langues sans tisser de liens entre eux. C’est à proposer des pistes en ce sens qu’est consacrée la deuxième partie avec des éléments théoriques et un exemple venu du Sénégal.