Dans le prolongement de la première partie de cette recherche, consacrée au développement du cadre conceptuel et à la validation du modèle de mesure, cette seconde partie analyse les résultats empiriques du modèle structurel. Les résultats attestent d’un pouvoir explicatif élevé (R²BI = 0,551 ; R²UR = 0,522). L’intention d’usage influence fortement l’usage réel (β = 0,588 ; p < 0,001), tandis que les conditions facilitantes exercent un effet positif significatif (β = 0,249 ; p < 0,001). Contrairement aux modèles classiques, l’utilité perçue et la facilité d’utilisation ne sont pas significatives. À l’inverse, l’éthique perçue (β = 0,244 ; p = 0,002), l’habitude (β = 0,214 ; p = 0,008) et le soutien organisationnel (β = −0,181 ; p = 0,025) constituent des déterminants clés. L’effet modérateur du soutien organisationnel est également confirmé (β = 0,189 ; p = 0,005). Ces résultats révèlent un déplacement des déterminants de l’adoption vers des dimensions éthiques, comportementales et organisationnelles, avec d’importantes implications théoriques, managériales et sociétales.