Pour traduire les expressions culturelles, dénommées les culturèmes, le traducteur ou plus précisément, l'ethnotraducteur fait souvent face aux difficultés des intraduisibles. Il devrait par conséquent chercher des techniques convenables à la traduction de telles expressions, puis faire attention à ne pas perdre de vue la couleur locale qui caractérise ces expressions dans la langue cible. Le procédé de correspondance décrit comme la traduction linguistique par Marianne Lederer (1994), en l'opposant au procédé d'équivalence qu'elle qualifie de traduction interprétative, pourrait assurer ce transfert. Nous nous servons de la méthodologie descriptive en analysant des expressions relatives à la chanson traditionnelle, à l'incantation et à la poésie, comme extraits de texte de 'Wèré-wèré Gbòde' de Folaranmi Oyebanji, roman yorubaphone imbibé de termes culturels. À l'image de ces exemples, nous montrons que le procédé de correspondance s'avère le plus convenable pour le transfert des culturèmes d'une langue africaine, à savoir le yoruba, vers la langue française.