This study examines the officialization of Bamanankan as a working language in Mali. It marks a shift from the dominance of the French since 1960. Bamanankan, now recognized as one of the official languages in the 2023 Malian Constitution, reflects changes in national language policy. The research uses a mixed-methods design, combining qualitative data from structured interviews with 50 stakeholders. It also incorporates quantitative data from surveys of 150 civil servants, educators, and urban residents. Findings show that 68% of respondents support Bamanankan's role in enhancing national unity and inclusivity, though 45% express concerns about marginalizing smaller languages. Key challenges include language standardization, educational reform, and resource development. Educators (72%) stress the need for curriculum adaptation and teacher training. While 80% of respondents see Bamanankan as fostering communication and national identity, successful implementation requires addressing gaps in proficiency, training, and resources. Generally, the findings highlighted a positive outlook, contingent on careful planning and support
Cette étude examine l’officialisation du bamanankan en tant que langue de travail au Mali. Elle marque un tournant par rapport à la domination du français depuis 1960. Le bamanankan, désormais reconnu comme l’une des langues officielles dans la Constitution malienne de 2023, reflète des changements dans la politique linguistique nationale. La recherche adopte une conception méthodologique mixte qui combine des données qualitatives issues d’entretiens structurés avec 50 parties prenantes. Elle intègre également des données quantitatives provenant d’enquêtes menées auprès de 150 fonctionnaires, éducateurs et résidents urbains. Les résultats montrent que 68 % des répondants soutiennent le rôle du bamanankan dans le renforcement de l’unité et de l’inclusivité nationales, bien que 45 % expriment des préoccupations concernant la marginalisation des langues minoritaires. Les principaux défis comprennent la standardisation de la langue, la réforme éducative et le développement des ressources. Les éducateurs (72 %) insistent sur la nécessité d’adapter les programmes scolaires et de former les enseignants. Alors que 80 % des répondants considèrent le bamanankan comme un vecteur de communication et d’identité nationale, la réussite de sa mise en œuvre dépendra de la résolution des lacunes en matière de compétences linguistiques, de formation et de ressources. De manière générale, les résultats mettent en évidence une perspective positive, conditionnée à une planification et un soutien rigoureux.