International audience
Dans les années 1950, l’ethnomusicologie africaniste a entamé la mise à jour progressive de principes fondamentaux d’organisation musicale sur le plan temporel. La communication porte sur deux de ces principes, dont on retrouve la trace dans la quasi-totalité du monde musical afro-diasporique. Le premier, qui concerne l’organisation cyclique du discours musical, trouve aujourd’hui un écho dans le champ des ethnomathématiques. L’autre, qui se réalise sous la forme d’une microtemporalité morphophorique et morphofonctionnelle des valeurs opérationnelles minimales, n’a été que très peu théorisé. L’analyse, à la fois séparée et en articulation, de ces phénomènes, interroge les dispositifs d’analyse, de représentation et de modélisation (e.g. segmentation audio, chaînes de Markov). Cette interrogation est mise en perspective avec celle portée sur les modalités perceptives des musiciens, qu’elles procèdent en contexte endogène ou transculturel. Les résultats s’inscrivent dans un processus de compréhension phylogénétique des traditions musicales afro-diasporiques.