Groleau, Danielle (Supervisor) Female Genital Mutilation/Cutting (FGM/C) is a traditional gender-based violence practice affecting over 230 million girls globally (Kimeu, 2024; UNICEF, 2024). In Guinea-Conakry, 96- 97% of girls/women undergo FGM/C, with 31% of procedures performed by healthcare professionals, termed medicalization (Mareah et al., 2023; UNICEF, 2024; WHO 2022). This practice offers no medical benefits, leading to long-term physical, mental, sexual, and reproductive health issues, breaching the 'Hippocratic oath' and human rights (WHO 2022). Guinea ranks third in Africa for medicalization (WHO 2022). Educating healthcare providers is crucial to prevent this, recommended by leading organizations (Kimeu, 2024; Mareah et al., 2023; WHO 2022; UNICEF, 2024). However, current WHO training guidelines lack cultural adaptation strategies. This research explores the views of midwifery and nursing students in Guinea's university program on FGM/C medicalization motivations, using RapForMe© qualitative methodology (Doucet, et al., 2017; Mareah et al., 2023). Our study held focus groups, revealing diverse perspectives: nursing students emphasize harm reduction and biomedical standards, while midwifery students see it as a social obligation. The clash reflects differing cultural and healthcare perspectives, urging culturally sensitive intervention strategies moving forward. The medicalization of FGM/C among healthcare providers is likely to persist unless effective intersubjective solutions are proposed and implemented to replace medicalization and HCPs are empowered to intervene at the community level Les mutilations génitales féminines/excision (E/MGF) constituent une pratique traditionnelle de violence basée sur le genre qui touche près de 230 millions de filles dans le monde et qui impliquent l'ablation partielle ou totale des organes génitaux féminins externes (Kimeu, 2024 ; UNICEF, 2024). En Guinée-Conakry, 96-97% des filles/femmes subissent l'E/MGF, et 31% d'entre elle ont été coupées par un professionnel de la santé, une pratique connue sous le nom de la médicalisation de l'E/MGF (Mareah et al., 2023 ; UNICEF, 2024; OMS 2022). La médicalisation de l'E/MGF ne présente aucun avantage médical et engendre des conséquences délétères à long terme sur la santé physique, mentale, sexuelle et reproductive des victimes, tout en violant les droits humains des femmes et des filles et le "serment d'Hippocrate" des cliniciens. La Guinée est le troisième pays en Afrique affichant le taux le plus élevé de médicalisation de l'E/MGF (OMS 2022). Cette recherche vise à explorer les perspectives et les expériences liées à la médicalisation des mutilations génitales féminines (E/MGF) chez les étudiants inscrits aux programmes de sage-femme et de soins infirmiers dans une université anonyme en Guinée. Alors que des recherches antérieures suggèrent que la participation accrue des professionnels de la santé à la médicalisation des MGF/E peut être motivée par divers facteurs (Doucet et al., 2017 ; Mareah et al., 2023), il existe un manque de connaissances sur les motivations des étudiants guinéens en soins infirmiers et en étude de sage-femme. Nous avons utilisé la méthode innovante RapForMe©, qui implique les participants dans l'élaboration des questions d'entrevue, la tenue des entrevues de groupe et l'analyse collaborative des données qualitatives avec l'équipe de recherche. Les résultats de notre étude ont confirmé que l'E/MGF est une pratique profondément ancrée dans la culture qui a des incidences psychosociales importantes au sein des communautés. Les étudiantes sage-femmes et infirmières ont reconnu l'importance de cette tradition justifiée par des croyances régulant la sexualité des femmes. Les discussions sur la médicalisation ont révélé une adhésion à la philosophie de "la réduction des méfaits", avec un accord unanime sur le fait que le rôle de la médicalisation est de réduire des dommages physiques de l'E/MGF sur les femmes et les filles. Les étudiants en soins infirmiers ont souligné l'importance des normes biomédicales et des environnements stériles, préconisant l'utilisation d'antiseptiques comme mesure de sécurité. De leur côté, les étudiantes en sage-femme ont plutôt perçu la médicalisation comme une obligation sociale et culturelle envers leur communauté